local |
Une fille qui décide de changer de vie afin de se consacrer à sa passion: la gastronomie, les produits locaux.
Un carnet de bord du chemin parcouru jusqu'au lancement effectif de son projet.
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Bah oui, j’en suis où au fait?
Ceux qui me suivent depuis un petit moment savent que je me suis principalement attelée à la recherche d’un local ces derniers temps.
Eh bien je peux vous dire que ça ne court pas les rues
1) un lieu à louer qui a du charme
2) qui ne se trouve pas dans un coin désert
3) qui ne soit pas hors de prix - 4000 francs suisses par mois pour 40 m2, je trouve ça hors de prix, pour dire
4) pour lequel on n’est pas 15 à déposer un dossier béton
Et je ne parle même pas du fait qu’une fois ces 4 points surmontés, il faut encore réussir à convaincre les gérances et propriétaires d’immeubles que non, on ne fera pas griller un cochon entier au milieu de leur joli local (l’alimentaire a parfois mauvaise réputation) et oui, il y a forcément quelques normes à respecter au niveau hygiène mais ce n’est clairement pas insurmontable.
Et voilà, le temps passe et les locaux intéressants ne se suivent ni ne se ressemblent.
Peu à peu je me suis dit qu’il fallait que je trouve un moyen de démarrer quelque chose rapidement, comme une première étape vers ce projet qui me tient à coeur.
Trouver le moyen, dans un premier temps, de démarrer sans ce satané local.
Et c’est là que j’ai pensé aux marchés alimentaires qui rassemblent en un même endroit un nombre important de visiteurs sur une période donnée.
Puis en voyant certains étalages de marchés londoniens juste trop chouettes - comme Violet et Coco&Me - je me suis dit qu’il y avait forcément quelque chose à faire dans ce sens-là…
La suite au prochain épisode…
J’attendais une réponse importante qui donnait (ou non) véritablement forme à mon projet. Et elle est négative.
Je ne suis pas vraiment étonnée. Et assez fataliste: ce refus a forcément du sens.
Je ne dois pas me laisser abattre et aller de l’avant, je le sais. Mais là, tout de suite, juste: pfff, voilà.
Allez, je vais me faire une deuxième café.
Bon, mon périple dans les administrations ne s’est pas trop mal passé… J’ai rencontré de sacrés énergumènes incompétents (est-ce qu’une connexion se fait dans votre cerveau quand je vous parle ou pas? Et si on se rend en personne sur place, peut-on espérer un entretien avec quelqu’un? ah non, on parle au téléphone accoudé à la réception avec 4 personnes autour…) mais j’ai aussi (et heureusement) rencontrés des gens très gentils et très serviables.
Ces démarches (nécessaires) me permettent peu à peu de me représenter le projet de façon concrète. Et de m’imaginer dedans. Patronne. Responsable. Pierre de voûte sans laquelle rien ne pourra se passer. Et aucun sous rentrer. Rhaaaa! Flippant! mais super excitant aussi. Flippant. FLIPPANT! bref.

Et sinon, un petit souper comme je les aime.
Un bon fromage (ici un crottin de chèvre à l’ail des ours des Charbonnières, village de la Vallée de Joux qui - “wait for it”* - abrite le Musée du Vacherin Mont d’Or!), du jambon cru de Penthaz et une salade de rampon (c’est comme ça qu’on dit dans le canton de Vaud) et de petites pommes de terre nouvelles. Le tout, of course, accompagné d’un bon verre de vin. A ce propos, un post de blog tellement vrai. Click.
Fromage et jambon cru achetés à la Ferme Vaudoise, place de la Palud, à Lausanne.
* interlude uniquement compréhensible pour les assidus (comme moi) de la série How I met your mother et particulièrement de Barney.

Après un dimanche jardinage, aujourd’hui c’est présentation du projet à la Police du commerce, au Service de l’hygiène, et devis assurances!
En ce moment, je fais quelques repas pour mon amoureux et ses collègues qui restent la plupart du temps dans leur bureau à midi. Je me suis dit que ça pouvait me faire un bon exercice concret, pour me rendre compte de ce que les gens ont envie de manger à midi, ce qui est pratique, ce qui fait plaisir, combien ça coûte et quelles portions prévoir pour qu’ils n’aient pas faim 2 heures plus tard… Ca me permet d’étoffer la phase de réflexion dans laquelle je me trouve, à propos de mon futur projet.
Voici un plat que j’ai concocté il y a quelques jours. Une toute simple focaccia réalisée grâce à ma machine à pain, garnie de jambon cru de Penthaz, de parmesan râpé, de roquette et d’un filet d’huile d’olive (je vous l’accorde, c’est plutôt un plat d’été histoire de garnir la focaccia de tomates, courgettes ou aubergines grillées…).


Si ça vous intéresse de faire votre focaccia vous-même, voici ma recette:
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J’espère que vous avez tous passé de belles fêtes de Noël et vous apprêtez à endosser vos plus beau habits de lumière pour le réveillon!
Malgré le fait que ça fait une semaine que je passe mon temps à entrer et sortir de table, voici vite fait une de mes recettes de tartes favorites, ultra simple. Je pense la première recette que j’ai apprise.
J’ai eu la chance de grandir dans un environnement amoureux de la gastronomie et des bons vins. Un papa alsacien, cuisinier de formation, qui nous faisait goûter le baeckehoffe et réalisait de magnifiques purées de choux de Bruxelles, pour nous prouver, à mon frère et à moi, que nous pouvions apprécier ce légume tant détesté. Une maman à la maison qui se chargeait de nous nourrir correctement et de façon variée.
En face de notre appartement vivaient nos voisins et amis, couple gourmet, amateurs de grandes tables avec lesquels nous passions le plus clair de notre temps, surtout en été dans le jardin que nous partagions.
J’aimais beaucoup me glisser dans la cuisine de Lore et y apprendre quelques trucs ou recettes, comme celle de cette tarte à la crème. Ou simplement tremper mon doigt dans la sauce de sa salade de tomate.
Ces moments restent pour moi les moments privilégiés de l’enfance que je regarde parfois avec nostalgie, où mon seul souci était que mes parents oublient l’heure et me laissent avec eux, autour de la table.
Et aujourd’hui, je reviens à la gastronomie, par la toute petite porte. Moi à qui on a toujours dit de faire des études supérieures pour surtout, éviter ce genre de milieu trop dur, trop prenant et si peu valorisé…
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La semaine passée fut une non-semaine, comme je les déteste. Une de ces semaines où je me dis que je n’arriverai jamais à mettre sur pied ce f… projet et où je me demande ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie.
Je me traîne, tout m’énerve et je passe mon temps à visiter des blogs (celui de Pénélope change bien les idées dans ce genre de cas…) ou à lire des romans policiers dans un Fatboy (gros problème du Fatboy situé à 1m du bureau).
Je sais que c’est normal, on ne peut pas être tout le temps au top… mais bon pffffffff….

(j’ai quand-même fait quelques sablés pour décorer le sapin…)
Allez, aujourd’hui c’est lundi, une nouvelle semaine commence, sûrement bien meilleure que la précédente (auto-motivation), pleine de soupers de Noël (héhé) et de bonnes choses. Malgré un mal de tête et un gros rhume…
Alors:
1. on passe les coups de téléphone qu’on repousse depuis 10 jours
2. on va visiter des lieux
3. on potasse son dossier
4. on se lance dans son premier essai de macarons maison en vue du souper de Noël
5. on achète une poche à douille (cf. 4)
Bonne semaine!

En me lançant dans ce nouveau projet, il m’est très vite apparu que l’appui et les conseils d’une personne du métier, avec plusieurs dizaines d’années d’expérience et les pieds sur terre (qui en a vu d’autres quoi!) ne pouvaient que m’être bénéfiques, essentiels même.
Quelqu’un qui m’aide à constituer un dossier qui tient la route (c’est bien joli d’avoir plein d’idées, ensuite il faut aller voir le banquier!), à me poser les bonnes questions, à mettre le doigt sur les choses qui fâchent… Mais aussi qui me dit que ne suis pas complètement à côté de la plaque et que ça peut marcher. On se sent parfois tellement seul dans ce genre de démarche!
Je suis donc allée manger avec lui, pour lui montrer où j’en étais et récolter des pistes pour la suite. C’est loin d’être gagné, mais je pense tenir le bon bout…
Je lui suis extrêmement reconnaissante de prendre ce temps pour moi et de m’épauler dans ce chemin ardu.
Jean-Charles, un grand merci!
Dans le cadre du projet que je souhaite mettre sur pied, il faut impérativement que je trouve un espace où mon projet pourra prendre vie, s’épanouir, un endroit qui me convienne, me parle… tâche ardue à laquelle je m’attelle! mais nécessaire…
Pour mener cette recherche, il m’arrive fréquemment de me balader en ville et parfois de découvrir de beaux coins insoupçonnés.